Présence effacée

Ce texte accompagne une série d’autoportraits réalisés lors d’un workshop avec Laetitia Bica. Il parle d’un corps qui, peu à peu, apprend à répondre au regard des autres plutôt qu’à ses propres sensations. Le fait d’être vu prend le dessus sur le fait de se sentir, et cela crée une distance avec soi-même. À force, on finit par se percevoir comme une image extérieure, comme si on se regardait de l’extérieur. Les autoportraits traduisent cette transformation. Ils montrent un corps qui s’adapte, qui se conforme, jusqu’à devenir une surface d’exposition. Ce corps se répète, s’expose, et s’use doucement, tandis qu’une partie plus intime semble s’effacer. La matière souple évoquée agit comme une barrière symbolique : elle représente le décalage entre le corps et l’esprit. Elle déforme, cache, et donne l’impression que l’identité est déplacée, comme mise à distance. À travers ces autoportraits, il ne s’agit pas de se montrer tel que l’on est, mais plutôt de questionner ce moment où le besoin de plaire et de correspondre au regard des autres finit par éloigner de soi, jusqu’à une forme d’abandon.

Client

Me

Year

2026

Project type

autoportraits

Credits

Tom Mertens

Next project

Range rover

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